Quiz juin 2026

🎉 Bonne réponse, bravo !

La Bretagne est la première région de production de tomates en France, avec 31% de la production nationale en 2025, selon le service statistique du ministère de l’Agriculture. Elle figure loin devant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’ancienne région Languedoc-Roussillon, que la statistique regroupe avec Rhône-Alpes dans un bassin Sud-Est totalisant 22% de la production. La quasi-totalité de la production bretonne de tomates se fait sous serres, un mode de production largement majoritaire à l’échelle de la France métropolitaine puisqu’il représente 90% de la production.

Dans son rapport de recherche sur les coûts sociétaux du système alimentaire français, le BASIC a consacré un chapitre à la tomate. On peut y lire ceci :

En France, jusqu’au début du XXe siècle, la tomate est un produit de saison consommé l’été pendant les périodes de production. C’est surtout à partir des années 1950 qu’on observe une désaisonnalisation de la consommation : les Pays-Bas développent et diffusent le modèle de production sous serre qui s’impose en Europe.

En France, à partir des années 1980, les sols sont remplacés par des substrats inertes et l’isolement de l’écosystème extérieur permet de limiter la propagation des maladies. Grâce au développement de ces serres chauffées, la tomate peut quasiment être produite toute l’année.

Des variétés dites “long life” en provenance d’Israël se diffusent dans tous les bassins de production et la culture de tomates s’homogénéise. Les variétés sélectionnées ont subi une mutation sur un gène qui contrôle le mûrissement : les tomates ainsi produites se conservent plus longtemps et sont donc plus résistantes aux transports. La production sous serre, puis la tomate “long life” ont ainsi permis à la consommation de se désolidariser totalement des périodes et des lieux de production.

Dans les années plus récentes, ces contraintes étant levées, la tomate française est concurrencée par la tomate des pays où les coûts de production sont beaucoup plus faibles. Elle essaye de se positionner sur des marchés avec des produits haut de gamme et abandonne progressivement le cœur de gamme (tomate en grappe par exemple).

Après s’être fait rattraper sur le marché de la tomate cerise par le Maroc dans les années 2010, la France continue de se spécialiser sur les marchés de niche. Elle oriente une partie de sa production vers des variétés dites “anciennes”, plus fragiles et donc qui supportent mal le transport, en espérant pouvoir conserver ses parts de marché cette fois.

👉 Lire la suite dans notre rapport de recherche (chapitre 2.2.2.3.3 “Secteur de la tomate : des filières qui faisaient partie du patrimoine français mais qui ont périclité sous la concurrence espagnole, marocaine et chinoise”)

Photo : Engin Akyurt / Unsplash.

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