
Le BASIC a participé mardi 30 juin 2026 à la journée organisée par l’Alliance pour les transitions agricoles et alimentaires (Altaa) à l’Académie du Climat. Celle-ci s’est ouverte par une Assemblée des allié·es le matin et s’est poursuivie avec divers temps d’échange l’après-midi.
En séance plénière, Michel Campano, médecin généraliste et co-président d’Alerte des médecins limousins sur les pesticides, a rappelé l’impact de notre alimentation sur notre santé, via notamment les produits ultratransformés ou les pesticides et autres perturbateurs endocriniens. Il a insisté sur la nécessité de réduire les polluants à la source et de protéger les populations les plus vulnérables, telles que les femmes enceintes et les enfants. Parmi les actions possibles, il a mis en lumière le développement des ordonnances vertes, qui permettent aux femmes enceintes d’avoir accès à un panier hebdomadaire de fruits et de légumes bio, locaux et de saison pendant toute la durée de leur grossesse.
Maylis Labusquiere, responsable des partenariats au BASIC, a animé un atelier autour du futur observatoire des coûts sociétaux de l’alimentation que nous lancerons en début d’année prochaine avec l’Institut Veblen. Il s’appuiera sur un comité des partenaires qui compte déjà une dizaine de structures : la CFDT Agri Agro, Commerce équitable France, la Fédération française des diabétiques, la Fondation Daniel et Nina Carasso, la Fondation pour la nature et l’homme, France Assos Santé, le groupe VYV, l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), la Maison de la Bio, le Réseau Action Climat, le Réseau Civam, Secours catholique-Caritas France.
Maylis Labusquière a rappelé le rôle important des collectivités territoriales dans le fonctionnement du système alimentaire français. Elles représentaient 19,6% des 48,4 milliards d’euros de soutiens publics au système alimentaire français en 2021, soit presque autant que la politique agricole commune (PAC). Leur capacité d’action par le biais de la restauration collective en fait des “pionnières de la conditionnalité des financements publics”, a-t-elle déclaré.
