Nous avons participé à une table ronde intitulée « Pour une alimentation juste, durable et accessible : vers un nouveau pacte alimentation ? ».

Lors de cet événement organisé mardi 17 février 2026 par Commerce équitable France, le président du BASIC, Christophe Alliot, a mis en lumière deux verrous économiques et politiques qui empêchent l’accès de toutes et tous à une alimentation juste, saine et durable :

Premièrement, la structure des chaînes de valeur alimentaires françaises, marquée par la concentration du pouvoir économique et par une construction des prix qui se fait au détriment de la plupart des agriculteurs/agricultrices comme des consommateurs/consommatrices. Au final, seules 8 % des ventes (en valeur) sont rémunératrices pour l’agriculture (des produits équitables, bio, AOP, circuits courts…). Or, ces mêmes produits sont vendus chers par la grande distribution qui finance ainsi sa guerre des prix sur les produits « best-sellers » de grande marque (pâte à tartiner, sodas, camembert, jambon, etc.).

Deuxièmement, ce fonctionnement est entretenu par de larges soutiens financiers publics à destination de tous les acteurs privés des chaînes agricoles et alimentaires. Au total, l’État a déboursé 48 milliards d’euros en 2021, des sommes versées essentiellement sans condition et orientées vers les chaînes de valeur qui ne rémunèrent pas les agriculteurs/agricultrices et qui engendrent le plus d’impacts négatifs (ce qui génère un surcroît de 19 milliards d’euros de dépenses publiques pour faire face aux conséquences sanitaires, sociales et écologiques).

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